Ella & Pitr : "Le plan sur la gommette"

Nouvelle exposition

→ Informations : info@lefeuvreroze.com

 

Franck Le Feuvre et Jonathan Roze ont le plaisir d’annoncer la quatrième exposition personnelle du duo d’artistes Ella & Pitr à la galerie. Après Celui qui volait les étoiles pour les mettre dans sa soupe (2012), See You Soon Like The Moon (2015) et Au jour le jour pour toujours (2017), le couple revient avec Le plan sur la gommette, du 9 juin au 4 juillet 2020.

 

 

Connus en tant qu’artistes urbains depuis de nombreuses années, Ella & Pitr se démarquent bien souvent de leurs pairs grâce à une créativité surprenante tant dans les médiums utilisés que dans leurs modes d’intervention. In situ, ils ont fait se succéder les collages de papiers peints (ils étaient d’ailleurs connus sous le nom des Papiers peintres) au graffiti et au collage d’affiches qu’ils pratiquaient chacun de leur côté, voilà plus de dix ans. Puis, quand dans le monde de l’art urbain la mode de l’affiche* s’est largement répandue, Ella & Pitr se sont tournés vers l’anamorphose qui offrait des possibilités de mises en scènes nouvelles. En recherche constante, et en additionnant les techniques plutôt qu’en les faisant se succéder, ils ont ensuite exprimé leur art grâce au muralisme, au graffiti illégal, à la performance vidéo diffusée en ligne et, bien sûr au «parterrisme» consistant à peindre d’immenses surfaces planes telles que des sols, des plages, des toits, des parkings pour ensuite photographier du ciel et au drone leurs œuvres gigantesques.

 

Le parterrisme leur a permis de rencontrer de forts échos médiatiques en France grâce notamment à la réalisation d’une œuvre sur le parvis de La Défense en 2016 puis, et surtout, en juin 2019 lorsqu’ils ont peint la plus grande fresque d’Europe sur le toit du Pavillon 7 du Parc des expositions de la porte de Versailles. Une fresque démesurée, de 25 000 mètres carrés, enjambant le périphérique et dévoilant au public l’un de leur fameux personnages : la mémé lasse jouant avec les minuscules voitures d’un air désabusé. Une certaine lassitude face à la saturation des images street art qui nous sont sans cesse proposées sur les réseaux sociaux a récemment conduit le duo à travaillent sur l’effacement, sur la destruction. À travers une série d’œuvres peintes dans des carrières puis détruites à l’explosif Ella & Pitr redonnent sa place à une notion originelle et constitutive du graffiti et de l’art urbain : l’éphémère.

 

Quel que soit leur mode d’intervention, toutes les œuvres d’Ella & Pitr sont liées par ce qu’elles portent intrinsèquement, au-delà de ce qu’elles montrent : la poésie, la narration, la mise en scène de leurs personnages et la recherche d’un humour souvent noir ou absurde.

 

Cette dimension poétique rappelle leur parcours. Ella vient de la danse, du théâtre, du cirque. Pitr vient du graffiti. Ils se sont rencontrés au détour d’une rue, collant pour l’une, graffant pour l’autre. Et ils ne se sont plus quittés. Ella & Pitr, c’est d’abord une histoire d’amour. Et c’est la transmission de cet amour et de leur humour par le biais de la poésie et non par celui de la mièvrerie qui crée l’attachement du public et des collectionneurs à leurs œuvres d’atelier. Là encore, les artistes s’expriment grâce à différents médiums : peintures, dessins, collages, sur toile, sur béton, sur bois, sur papier, en photographie... Sur des tiroirs d’imprimerie ou des blocs des pierre. L’émotion passe toujours et le public fidèle la ressent chaque fois.

 

*mouvement bien sûr différent des affichistes d’après-guerre.

 

La presse en parle :

Découverte - Ella & Pitr et leurs géants attachants par Marine Richard, Arts in the city

 

 

Juin 20, 2020
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